LAURE DELAMOTTE-LEGRAND

LAURE DELAMOTTE-LEGRAND

Vasterival, vue de l’exposition au MuMa (Le Havre), 2019

Laure delamotte-legrand

Née en 1972 (Paris), vit et travaille au Havre (76)..


Architecte de formation, la plasticienne, vidéaste et scénographe découvre au cours de ses
études la notion de « Génie du lieu », laissant son empreinte sur sa production avec un vif intérêt
pour la question du contexte. À cela s’ajoute une sensibilité pour la danse contemporaine, qu’elle
alimente par un DEA d’Étude Théâtrales et Chorégraphiques à Paris VIII, axés sur l’analyse du
mouvement.
Elle explore les questions de présence du corps dans l’espace : le mouvement et le geste, dans
des travaux solitaires de plasticienne autant que dans des collaborations avec le milieu de la danse
contemporaine. Elle se forme à la vidéo, outil essentiel dans ce que qu’elle souhaite exprimer du
geste et de la présence.
L’identité de ses créations est hybride : objets, photographies, performances et vidéos sont
rassemblées dans des dispositifs ou installations, présentés depuis une quinzaine d’années dans des
centres d’art, centres chorégraphiques, scènes nationales ou pour des collectivités. Ces multiples
supports sont autant de facettes complémentaires pour raconter un contexte, une atmosphère
sensible, une ou plusieurs rencontres. La rencontre de l’autre et son « témoignage gestuel » font
partie des fondamentaux de son processus de création. Elle aime à se définir en tant que
plasticienne du geste et de la danse.
Depuis une quinzaine d’années elle collabore activement avec Julie Nioche et elle a collaboré avec
de nombreux autres chorégraphes (Thierry Thieû Niang, Emmanuelle Vo-Dinh, Shifts, Margot
Dorléans, Lisa Da Boit, Pierre Droulers, Mustafa Kaplan, Donata Durso). Depuis 2014 elle travaille
également en étroite collaboration avec Le Phare Centre Chorégraphique National du Havre
Normandie. Elle y intervient en tant que plasticienne et vidéaste ainsi que pour des ateliers de
sensibilisation à la danse par les arts plastiques. Elle y a présenté, dans le cadre du Festival
Pharenheit, une série photographique « Lock Unlock » en 2015, son film « Un, Nous » en
collaboration avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang en 2016 et une installation vidéo « Dolldrums »
en 2018. Elle est actuellement en résidence au CRAFT (Centre de Recherche pour les Arts du Feu
et de la Terre, Limoges) pour la création d’une installation qui croise vidéo et céramique.
En parallèle de ses créations, elle réalise depuis dix ans des captations vidéo pour la danse
contemporaine. Une sélection de vidéos réalisées sur des pièces de Julie Nioche ont été diffusées
dans la programmation de Videodanse à Beaubourg. Depuis 1998, elle dirige ponctuellement des
ateliers en arts plastiques et scénographie, en partenariat avec de nombreuses structures
culturelles des arts visuels ou du spectacle vivant.
De 2007 à 2013, elle a été commissaire d’expositions pour des événements d’art contemporain :
Les Dessous du patrimoine et Rouen Impressionnée pour la Ville de Rouen ; et coordinatrice
artistique en 2011 de la Grande Veillée, (festival Automne en Normandie).

http://www.laure-delamotte-legrand.org/

Nathalie TALEC

Nathalie TALEC

The one who feels blushing, 2019

Nathalie TALEC

Née à Paris en 1960. Elle vit et travaille entre Paris et Beaune. Artiste enseignante à ENSBA / Département des pratiques artistiques (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris). Attachée aux processus d’expérimentation, d’agrégation, de tri, comme de réappropriation et d’hybridation, Nathalie Talec inscrit son travail dans des formes infimes et fragmentaires, dans le disparate et le quotidien. Elle a exposé à la 40e Biennale de Venise, au Centre Pompidou, au Crédac, au Grand Palais, au Palais de Tokyo, au Frac Franche-Comté, au MAC/VAL etc.

Cette collaboration avec le CRAFT fait suite à celle engagée avec La manufacture de Sèvres pour réaliser un ensemble d’autoportraits intitulé « THE ONE WHO SEES BLINDY ». Son nouveau projet en porcelaine qui s’intitule « THE ONE WE FEELS BLUSHING », fruit d’une collaboration avec le CRAFT Limoges, lui permet de poursuivre sa pratique de la céramique dans un contexte à la fois novateur et créatif.

« The one who feels blushing », création en porcelaine exposée dans le cadre de l’exposition « COUP DE FOUDRE » de Fabrice Hyber et Nathalie Talec, présentée jusqu’au 20 octobre 2019 à la Fondation EDF à Paris.

À l’occasion de l’exposition COUP DE FOUDRE à l’espace Fondation EDF à Paris en mars-octobre 2019, Fabrice Hyber et Nathalie Talec, devenus HyberTalec, un duo électrique et sans gêne, proposent une traversée déchainée des émotions. L’énergie du coup de foudre se décline sous la forme d’une rencontre effervescente entre les artistes et les visiteurs, dans un parcours d’expériences émotionnelles et artistiques.

Exposition à quatre mains à vivre comme un cadavre exquis, COUP DE FOUDRE est une réaction en chaîne, un foisonnement de propositions artistiques : de la piste de danse aux cabines d’émotions, des pavillons de sensations aux chambres de sidération, les visiteurs sont les témoins d’une rencontre étincelante entre les artistes et sont eux-mêmes transportés par une fureur électrisante dans des espaces immersifs.

 

2019

Crédit photo : Marc Domage

Nathalie Talec

Laëtitia FORTIN

Laëtitia FORTIN

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

FORTIN, Leatitia – Cuir de dragon, la cape de Saint-Junien , 2018.

Réalisé au CRAFT Limoges en coproduction avec la communauté de communes Porte Océane du Limousin avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24)

Laëtitia FORTIN

Diplômée de l’école Boulle, Laëtitia Fortin, designer française de produit & matière qui se situe entre l’artisanat et l’industrie évolue entre le design et les métiers d’art. Formée à la tapisserie d’ameublement, à la menuiserie en bois et au design produit, c’est finalement le cuir que qu’elle manipule au quotidien.

Dans son travail, elle questionne des techniques et savoir-faire traditionnels pour les ancrer dans un contexte contemporain. Son art est le résultat de la rencontre entre le savoir-faire manuel et les outils numériques, entre l’unique et la série. Dans la filière du cuir français, en raison notamment de variations de surfaces, de type rides, cicatrices, changements de teinte, seulement 10% des cuirs sont considérés de premier choix. Un degré dit de perfection qui s’avère être un critère paradoxal compte tenu de la nature vivante du cuir. Le classement et le système de valorisation des peaux ont amené la designer à s’interroger sur les critères de beauté et de qualité du cuir aujourd’hui. À travers ses créations, elle propose donc une réponse à cette question en redéfinissant les critères de beauté et de qualité du cuir en faveur des cuirs imparfaits qui, eux, ont du caractère.

Implantée à Saint-Junien, capitale française du gant de peau, elle conduit une création empreinte des matières d’exception de ce territoire. L’alliance cuir et porcelaine en est la fusion parfaite.

Pour concevoir le projet de La cape de Saint Junien dont elle a eu carte blanche, la designer artisan d’art cuir s’est imprégnée du patrimoine de Saint Junien. La cité gantière a toujours travaillé le cuir. Cette matière fait parti d’une forte identité dont une autre partie s’éveille tous les sept ans à l’occasion des Ostentions limousines. Cette tradition rassemble la population autour d’une procession rendant hommage aux Saints fondateurs de la ville. Inspirée par ces deux facettes du patrimoine de la ville, Laëtitia Fortin a imaginé une suite à l’histoire de Junien :

« Il est connu que Saint-Junien, vers 500 après J.C, réalisa plusieurs miracles sur le territoire. Il délivra les poitevins du feu intérieur qui les brulait. Il chassa plusieurs démons et il débarrassa la région d’un dragon qui dévorait les bêtes ainsi que les humains. Il est moins connu qu’après avoir tué le dragon, Saint-Junien, fière de sa victoire, utilisa la peau de ce dragon pour s’en faire une cape. »

Sur une invitation du CRAFT, faite à l’artiste dans le cadre des 25 ans de la structure, Laëtitia Fortin, a eu carte blanche pour imaginer Cuir de dragon, la cape de Saint Junien, une pièce en porcelaine et cuir conçue et réalisée avec le CRAFT Limoges et la Ville de Saint Junien.

Crédit photo : Lionel Mansion

https://www.laetitiafortin.com/

Sarah TRITZ

Sarah TRITZ

Georg,

Sarah TRITZ

Née en 1980, vit et travaille à Paris

Sarah Tritz, née en 1980, appartient à cette jeune génération apparue sur la scène de l’art il y a une dizaine d’années qui puise dans le vaste répertoire des formes et des idées aujourd’hui disponibles pour donner à ses œuvres délibérément polymorphes (peintures, dessins, sculptures, installations), une consistance et une densité renouvelées.

Exposition personnelle de Sarah Tritz « J’ai du chocolat dans le coeur » présentée au FRAC Artothèque du Limousin du 06 octobre 2017 au 10 février 2018. Réalisation de deux tableaux en grès (co-production FRAC Artothèque CRAFT Limoges)

Georg, 2018
tirage unique
céramique grès engobé et émaillé
180 x 120 x 4 cm

Joséphine, 2018
deux exemplaires
céramique grès engobé et émaillé
180 x 120 x 4 cm

Crédit photo : Frédérique Avril
co-production avec le FRAC Limoges

www.sarahtritz.eu

Simone Fattal

Simone Fattal

Kouros et Ghailan capitaine de vaisseau, 2017

Simone Fattal

Tour à tour peintre au Liban, éditrice de poésie en Californie et sculptrice aujourd’hui à Paris, la vie de Simone Fattal se présente déjà comme un vaste récit. Elle débute dans les années 70 une carrière de peintre où profondément habitée par les paysages libanais, elle s’attelle à représenter inlassablement, à la limite de l’abstraction, les légères variations de la lumière sur le Mont Sannine de Beyrouth.

Face à la guerre civile qui ravage le Liban, Simone Fattal fuit et s’installe en Californie au début des années 80 puis en France et devient, par hasard, dit-elle, éditrice, en créant et animant depuis 1982 la maison The Post-Apollo Press. Elle se spécialise particulièrement dans l’édition de littérature et poésie expérimentale publiant et traduisant en langue anglaise les travaux d’écrivains européens et arabes.

Simone Fattal n’abandonne pas son activité artistique et se tourne à la même période vers le travail de la terre qu’elle découvre et expérimente à l’Art Institute of California – San Francisco puis auprès du céramiste Hans Spinner installé à Grasse avec lequel elle collabore de nombreuses années. Elle est alors séduite par la capacité de ce matériau à faire émerger des formes simples et hors temps. Ces sculptures frappent par leur caractère premier où s’enchevêtrent profondément l’archéologie, l’histoire de l’art, le politique et le spirituel.

 

Simone Fattal

https://www.simonefattal.com/